Sunday, September 7, 2014

The Wine Country

La Californie a fait parler d'elle ces dernières années en France, à cause de ses start-ups notamment, mais aussi beaucoup à cause de ses vins qui piquent de plus en plus de parts de marché à nos chers vignerons français qui travaillent poursuivant un objectif d'excellence et non de marketing.

Donc, ce week-end, avec Pierre, nous sommes partis à la découverte de la fameuse "Napa Valley", du nom de la principale ville de la région. Bon, en pratique on est surtout allés dans la région de Sonoma non loin de là. Pour cela, on loue une voiture - c'est pas trop cher par ici, et Pierre a déjà le permis Californien avec son stage en mai - puis on roule jusqu'à Sonoma. 

Vous pouvez suivre les paragraphes sur la carte :
https://mapsengine.google.com/map/edit?mid=ztv_hBC9vWQY.kvUmXLKC9G_w 

Premier vignoble plutôt confidentiel (Ravenswood), dégustation en terrasse bien assis à une chaise. Ici, c'est clairement ambiance sortie entre copines le samedi. On s'assied, et un espèce de serveur habillé en sketteur (i.e. avec le jean en dessous des genoux, une casquette et tout ça) vous sert un vin en baratinant toutes les saveurs qu'on est censé y trouver. Là où ça se corse pour lui déjà, c'est quand on demande un truc pour recracher! Bah oui, on va faire 3 ou 4 vignobles, et faut conduire alors on va pas commencer à tout boire, surtout qu'ils servent généreusement. Bref, après 7 vins différents, on retiendra que le seul correct était le Chardonnay. Comptez 25 dollars minimum pour une bouteille qui en vaudrait 3€ en Europe ou 8€ pour les meilleures. $10 la dégust.

Deuxième vignoble (Sebastiani), déjà bien plus conséquent, au coeur de Sonoma. Cette fois, ils ont des crachoirs. En revanche, les serveurs sont beaucoup moins à l'aise quand il s'agit de préciser la composition en termes de cépages! On a donc juste le droit à la récitation du "bulshit" sur toutes les "berries" qu'on va sentir dedans. Mais le mieux, c'est qu'ici, on peut vous remplir un même verre avec le fond d'une première bouteille, et en ouvrir une deuxième pour compléter!!! Etrange... Ici la dégustation est proposée avec des petits carrés de chocolats (vins rouges uniquement), ce qui se révèle correct mais sans grand intérêt non plus. $10 aussi.





Ensuite on reprend la route, en passant par la montagne car le Routard vante les paysages. Là où ça devient marrant, c'est qu'avec un quart de la jauge, on pensait être large en essence ... mais en pleine montée, la jauge descend violemment, et on se retrouve de l'autre côté de la pente, sur la réserve, avec une distance inconnue qu'il nous reste à parcourir (oui, mon iPhone n'a plus de batterie, et de toutes façons il n'y a pas de réseau). Donc on roule à 30km/h. Malheureusement pour la narration, on a atteint la première ville sans tomber en panne! Direction le troisième vignoble à travers des paysages magnifiques, mais qui témoignent quand même de la sécheresse que subit la Californie (on parle de 3 jours de pluie depuis le début 2014 à même aucune goutte depuis 15 mois, la pire sécheresse depuis 2 siècles).







Troisième et dernier vignoble. On a suivi les conseils du Routard, et on voulait voir à quoi ça ressemblait... "the Francis Ford Coppola Winery" (le vignoble de Coppola quoi). Et bah c'était un genre d'énorme complexe avec une piscine et un restaurant. Et bah on peut vous dire que c'était de loin les plus mauvais vins de la journée! Sans parler du fait qu'on s'est fait engueulé parce qu'on rinçait nos verres à l'eau entre les vins:
- Faut pas faire ça vous allez mettre de l'eau dans votre vin
- Ah bon? mais on fait toujours ça en France dans toutes les dégustations, même les plus grands vignobles
- Ha ha, "it's funny", j'ai déjà travaillé dans un autre vignoble où on aurait viré le serveur s'il vous laissait faire ça!
On n'insiste pas, la vieille dame un peu grincheuse préfère mélanger un fond de blanc avec du rouge, qu'une goutte d'eau, c'est bizarre. $10 aussi.


Au final, les meilleurs vins étant ceux du 2e vignoble, j'ai bien fait d'y acheter une bouteille de Cabernet Sauvignon, au prix tout de même de $20, sans que ce soit fantastique.

Après ça, on reprend la route vers le sud pour nous rendre à Glen Ellen, petit "village" (mot qui n'a pas cours ici) très connu car l'écrivain Jack London y a longtemps résidé, écrit ses plus grands romans, et y est enterré. Après 15 jours de malbouffe (un article à paraître sur Berkeley détaillera la nature de ce qu'on peut consommer ici), le petit resto très sympa, mais hors de prix ($45/personne) nous a bien fait plaisir ! Il faut mettre le prix pour manger quelque chose de raffiné. En plus de ça, on était au comptoir à côté de deux monsieurs retraités qui étaient allés plus de 28 fois en France, possédaient une maison dans le Lubéron, et parlaient légèrement Français! De quoi taper la discute et avoir deux/trois bons plans.

Fin de journée, on va, de nuit, au "motel 6" en bordure d'autoroute à Rehnert Park. Très américain. La chambre pue le chlore. Bref.

Lendemain matin, petit brunch dans un "Diner". Et j'ai fait l'erreur de prendre autre chose que des pancakes. Et bien ça m'est resté sur le ventre toute la journée tellement c'était gras, bien que n'en ayant mangé que la moitié!
Miam! Un muffin anglais, avec du bacon, de l'avocat, et un oeuf poché. Mais le vrai problème, ce sont les 3 cm de sauce hollandaise dessus!

Et c'est reparti sur la route, pour longer la côte et rentrer tranquillement à Berkeley parce qu'on a des choses à faire dans l'après-midi.










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